Saturday, December 4, 2021
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Alteo honore son engagement terrien envers 60 anciens employés

La démarche de la prestigieuse firme, Alteo, à travers sa filial, Alteo Agri Ltd, engagée dans l’industrie cannière, envers 70 de ses anciens employés, a pris une belle dimension hier (samedi 6 février 2021) au Farmers Centre de Rivière du Rempart. Une cérémonie empreinte d’émotions s’y est tenue. Elle avait pour objectif de remettre à quelques 70 anciens employés ou dans quelques cas leurs héritiers. Les documents, des actes notariés, concernent une portion de terre de sept perches dans un morcellement nouvellement érigé à Piton à chacun des 60 bénéficiaires.

En effet, le projet, baptisé Morcellement Piton, pourvu de toutes les infrastructures dignes d’un pays moderne, fait d’ailleurs des jaloux dans cette partie du district de Rivière du Rempart, tellement qu’il est attrayant. Pour la réussite d’une cérémonie pareille, Alteo avait mis les petits plats dans les grands d’autant que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, le ministre de l’Agro-Industrie qui détient aussi le portefeuille de la Justice, Manish Gobin étaient présents en compagnie de l’Egalité du genre et du Bien-Etre de la Famille, Mme Kalpana Koojoo-Shah, le PPS, Ravi Dhaliah et le Parlementaire Vikash Nuckcheddy et d’autres personnalités des corps paraétatique comme Me Dick Ng Sui Wah, chairman de l’ICTA et Babajee, CEO du Sugar Investment Trust aussi bien que d’autres hommes importants et femmes du monde des affaires. Evidemment, lors d’une cérémonie de ce niveau, le Premier ministre et le ministre de l’Agro-Industrie et de la Justice étaient les invités d’honneur et à ce titre, il va sans dire que le contenu de leur discours respectif était très attendu. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’assistance a été bien servi d’autant d’un brin d’histoire du Voluntary Retirement Scheme (VRS), son origine et celui qui l’a façonné de même que la Réforme proposée par la banque Mondiale, le nouveau projet de Land Bank en collaboration avec Landscope Mauritius ou les retombées positives de la vente du sucre local sur le marché européen ces temps-ci en raison de la montée en flèche de l’Euro, étaient au menu des deux discours.

La priorité du Premier ministre, Pravind Jugnauth : la bonne santé de la population

Pravind Jugnauth devait rendre hommage à Alteo pour avoir honoré son engagement terrien envers les anciens employés. Comme il est le pionnier du projet VRS à Maurice, Pravind Jugnauth avait pas mal d’arguments pour exposer à l’assistance réunie dans une salle comble. « Aujourd’hui, c’est une occasion qui m’est offerte pour exprimer ma fierté de voir concrétiser encore des projets VRS dans l’industrie sucrière. L’histoire du VRS remonte à l’an 2000 alors que je remplissais les fonctions de ministre de l’Agriculture. Si on n’avait pas fait la réflexion et n’avait pas la vision sur la réforme, je me demande quel aurait été l’état actuel dans cette grande industrie. On savait à l’époque qu’avec l’ébranlement de l’accès et du prix garantis du sucre sur le marché européen, la situation pour notre industrie sucrière allait être compliquée. C’était comme un cyclone intense qui allait s’abattre sur nous. Ma priorité a toujours été et reste toujours le travail en faveur du pays et de la population » devait dire le Premier ministre. Dans un autre ordre d’idée, il s’est arrêté sur la pandémie et la prise de position de son gouvernement en conséquence. Il devait expliquer que tout le monde sait un peu sur la répercussion de la pandémie sur notre économie, surtout avec la fermeture des frontières, les activités dans le domaine touristique qui tournent au ralenti, mais a assuré que sa propriété reste la bonne santé de la population.

Le Premier ministre devait revenir sur une remarque passé plus tôt par le CEO d’Alteo, André Bonieux, dans le discours de ce dernier, sur les retards administratifs relatifs aux projets VRS. Même si quelque part, la remarque parait justifiée, Pravind Jugnauth devait néanmoins expliquer « qu’il y a des facteurs que les ministres ne peuvent personnellement pas tackle, mais je vous assure que les efforts sont consentis pour que cesse le parcours de combattant lorsqu’il s’agit des projets VRS ». Il a aussi effleuré la réforme dans l’industrie sucrière, surtout par rapport au rapport de la Banque Mondiale qui lui a été soumis en novembre de l’année dernière. Concédant qu’il n’est pas évident de mettre en pratique cette réforme, le Premier ministre devait cependant faire ressortir qu’il y a des solutions avec la Bagasse et le Biomass par exemple. Mais, il n’a pas manqué de dire que ce n’est pas normal que le pays compte quelques 20,000 arpents de terres non cultivés.

Manish Gobin, ministre de l’Agro-Industrie et de la Justice : 

« la reforme que nous contemplons demande un financement, un plan, une durée et son implémentation »

Auparavant, le ministre de l’Agro-Industrie et de la Justice a expliqué que lorsqu’il s’agit du retard dans l’aboutissement des projets VRS, il faut plutôt regarder en direction du gouvernement Travailliste du Dr Navin Ramgoolam surtout. Le manque de Leadership à l’époque a donné lieu à des blocages, alors que l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement où Pravind Jugnauth avait eu l’occasion, en 2001, de servir comme ministre de l’Agro-Industrie à une époque où il y avait eu la réforme avec le Sugar Sector Strategic Plan, le VRS avait été pour la première fois évoqué. « Il y a eu le dialogue et la reforme que nous contemplons demande un financement, un plan, une durée et son implémentation » a soutenu le ministre Gobin. Il devait aussi déclarer que l’industrie cannière a un avenir. Pour soutenir sa déclaration, il a pris pour exemple l’entrée des devises dans le pays à un moment où la pandémie frappe partout. « L’industrie sucrière est la seule ayant été capable de nous ramener des devises et avec le taux de l’Euro en hausse, le pays en a et continue d’y bénéficier » dira le ministre pour ensuite parler du Land Bank Project, un projet lancé par Landscope. C’est en fait, un ambitieux projet qui permettra la mise sous culture agricole de milliers d’arpents de terre laissés à l’abandon. Une manière pour le ministre de justifier que si en 2020, pas moins de 220,000 tonnes de letchis ont été exportées vers l’Europe avec toutes les conséquences financières positives rapportées à l’économie mauricienne, il y a un avenir dans la culture des terres agricoles abandonnées. Il devait conclure son discours en invitant les nouveaux propriétaires des terres de Morcellement à faire bon usage de leur nouveau bien et surtout à éviter de les disposer.

Quant au CEO d’Alteo, il a fait un plaidoyer en faveur de la réforme en attente tout en soutenant que l’industrie de la canne a besoin « des mesures fortes et des décisions franches » avant d’ajouter que le rapport de la Banque mondiale pourrait apporter des solutions fiables, mais le ministre Gobin a évoqué des difficultés quant à son implémentation. Nous allons donc, encore une fois, être patients. Je lance néanmoins un appel pressant au Premier ministre et au ministre de l’Agro-industrie : rejoignons nos forces et nos idées, et sauvons l’industrie de la canne à Maurice».

Stellio Antonio

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