Wednesday, October 5, 2022
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COVID -19 : Ces lunes de miel qui virent au cauchemar

Décidemment, la pandémie de la COVID -19 restera à jamais gravé dans les mémoires partout et à tous les niveaux. Même chez les nouveaux mariés. Et ce ne sont pas ces couples qui se sont rendus aux Maldives durant la troisième semaine de mars, dans le but de vivre des moments féériques de lune de miel, qui diront le contraire. Contraints de vivre le confinement au sens propre comme au sens figuré du terme, ils se sont retrouvés bloqué dans l’île idyllique et attendent toujours les vols qui les ramèneront enfin à la maison. Avec le séjour qui se prolonge, les dépenses augmentent et la carte bleue n’est pas loin d’être bonne pour la poubelle. 

Olivia et Raul De Freitas, un couple sud-africain, ont vécu un épisode des plus cocasses dans l’archipel. Arrivé aux Maldives le 22 mars pour leur lune de miel, le couple a débarqué dans un hôtel cinq étoiles, pour un séjour qui devait initialement durer six jours…Sauf que ces vacances de rêve ne se sont pas déroulées comme prévu. Le quotidien américain The New York Times est le premier média à avoir raconté, dans sa livraison du dimanche 5 avril, leur drôle de mésaventure.

La propagation du nouveau coronavirus et les difficultés qu’ils pourraient rencontrer lors de leur retour avaient pourtant été évoquées avec leur agence de voyage. Sauf que celle-ci leur avait donné l’assurance que, quelles que soient les mesures décidées pour enrayer la pandémie, tous les ressortissants sud-africains seraient rapatriés. Mais, surprise et désagréable surprise même, puisque le 25 mars, le couple apprendra qu’aucun atterrissage international ne sera autorisé dès le lendemain à partir de minuit. Au même moment, les Maldives annonçait la fermeture de ses frontières. 

Craignant de ne plus pouvoir revenir sur l’île où ils séjournent s’ils ne parviennent pas à embarquer dans un avion, les jeunes mariés décident de rester.

Il prendra alors contact avec l’ambassade sud-africaine la plus proche, soit au Sri Lanka. On leur apprendra qu’une quarantaine de compatriotes se trouvaient dans la même situation qu’eux dans les environs et que la solution pour rapatrier tout le monde était simple comme bonjour : il fallait tout simplement affréter à leurs propres frais un jet privé. Coût total de ce dérangement pour les arranger les choses : 104 000 dollars, soit l’équivalent de 96 000 € à diviser en autant de passagers. Dépenses difficiles voire impossibles et le couple s’est offert une lune de miel prolongée comme un couple royale. Les nouveaux mariés étaient les seuls touristes encore présents à l’hôtel  avec le personnel. Car aux Maldives, il est obligatoire pour le personnel des lieux touristiques de respecter la quatorzaine réglementaire après le départ du dernier client…

Les derniers avant eux, des ressortissants américains, avaient pu regagner les États-Unis, mais en passant par la Russie, raconte le couple. Alors seuls clients dans l’hôtel, Olivia et Raul disposaient de dizaines de serveurs occupés à leur seul bien-être, le moniteur de plongée les exhortant à se laisser tenter par une petite immersion à chaque fois qu’ils se croisaient.

« Tout le monde rêve d’être coincé sur une île paradisiaque, mais… »

Service aux petits soins, dîners somptueux, spectacles privés et cours de plongée à volonté toute la journée, donc… Une drôle de situation qui ne les empêchaient pas de jouer au tennis de table, au billard ou encore au foot avec les équipes de l’hôtel.

Problème : rien de tout cela n’est offert. Et malgré une remise généreusement accordée par l’établissement, la facture continua de grimper.

« Tout le monde rêverait d’être coincé sur une île paradisiaque, mais ça, c’est uniquement quand vous savez pouvoir en partir quand vous voulez. Tout le monde dit vouloir être coincé sur une île tropicale, mais ça n’est vrai que jusqu’au jour où vous vous retrouvez réellement coincé. Ça semble super tant que vous savez pouvoir en partir quand vous voulez. Mais là… » disait Olivia De Freitas. 

Le dimanche 5 avril, un message de l’ambassade vint mettre fin au séjour prolongé dans leur île-hôtel de luxe. Après une heure – le temps de faire leur valise – le couple sera conduit vers un autre complexe cinq étoiles où une vingtaine de leurs compatriotes étaient rassemblés.

Les autorités maldiviennes financeront finalement la majeure partie du séjour. Au retour dans le pays de Mandela, le couple fut contraint de vivre l’expérience d’une quatorzaine en quarantaine. Lune de miel cauchemardesque certes, mais qui aura durée beaucoup plus longtemps que prévu…Une histoire capable de figurer dans les plus insolites des livres de marriage encounter. 

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