Tuesday, January 18, 2022
Home Actualité COVID -19 : Covid-19: l'OMS prône la prudence à Noël et veut...

COVID -19 : Covid-19: l’OMS prône la prudence à Noël et veut «mettre fin à la pandémie» en 2022

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, hier à Genève, en Suisse. AP – SALVATORE DI NOLFI

Alors que la pandémie de Covid-19 et le nouveau variant Omicron sèment le trouble partout dans le monde, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé lundi 20 décembre à la plus grande prudence lors des réunions de famille durant les fêtes de fin d’année. Il a également assuré que l’OMS ferait tout pour que 2022 soit « l’année où nous mettrons fin à la pandémie ».

Plusieurs pays se confinent, ferment leurs frontières ou prennent de nouvelles mesures de restrictions. En cette fin d’année 2021, la pandémie de Covid-19 pèse encore très lourd partout sur la planète. Le nouveau variant Omicron se répand vite. Les États-Unis ont ainsi annoncé hier qu’il était désormais majoritaire sur leur territoire, surpassant le variant Delta. Il représente 73,2% des nouvelles infections.

C’est dans ce contexte difficile de cinquième vague que Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est exprimé, plus tôt lundi, lors d’une conférence presse au siège de l’OMS à Genève, en Suisse. Le directeur général de la puissante agence onusienne a évoqué Noël et la période des fêtes de fin d’année, propices aux rassemblements et donc à la circulation du coronavirus. L’OMS, par la voix de son représentant éthiopien, recommande la plus grande prudence, quitte à annuler les festivités.

« Plus de rassemblements pendant les fêtes veut dire plus de contaminations, plus de services de santé saturés et plus de morts, a prévenu TedrosAdhanom Ghebreyesus. C’est une certitude. On est tous fatigués de cette pandémie. On voudrait tous pouvoir nous retrouver avec notre famille et nos amis. La meilleure façon d’y arriver, c’est de prendre des décisions difficiles. Les seules qui puissent nous protéger nous et nos proches. »

« Ça veut dire, dans certains cas, annuler les événements qu’on avait prévu, poursuit le directeur de l’OMS. Mais c’est bien mieux de les annuler maintenant et de célébrer après, que de célébrer maintenant et de pleurer plus tard. Une fête annulée vaut mieux qu’une vie perdue. »

« Nous devons mettre fin à l’iniquité vaccinale »

Deux ans après l’émergence de ce coronavirus, le patron de l’OMS regarde vers 2022 et formule déjà un vœu : « Dans l’année à venir, l’OMS s’engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à la pandémie. 2022 doit être l’année où nous mettrons fin à la pandémie. »

Tedros Adhanom Ghebreyesus a, une fois de plus, plaidé en faveur d’un meilleur accès aux vaccins dans les pays défavorisés. « Si nous voulons mettre fin à la pandémie dans l’année qui vient, nous devons mettre fin à l’iniquité (vaccinale) en veillant à ce que 70% de la population de chaque pays soit vaccinée d’ici au milieu de l’année prochaine », a-t-il affirmé.

Le dirigeant a répété que l’OMS n’était pas opposée aux doses de rappel, mais a souligné qu’elles devaient être réservées aux personnes à risque ou ayant plus de 65 ans. Le chef de l’OMS a ainsi estimé que les pays qui administrent des doses de rappel à des adultes ou des enfants en parfaite santé feraient mieux d’essayer de partager ces doses ou de convaincre les personnes non vaccinées de sauter le pas.

Omicron : « Encore trop tôt pour conclure qu’il s’agit d’un variant modéré »

Quant au variant Omicron, qui se propage à toute vitesse sur la planète et affole les autorités sanitaires, son degré de dangerosité reste encore difficile à évaluer, selon l’OMS. « Nous devons attendre et recueillir plus d’informations jusqu’à ce que nous comprenions le comportement réel » de ce variant, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui invite tout le monde à « prendre la situation au sérieux ».

La souche Omicron, qui présente de multiples mutations, a été détectée pour la première fois en Afrique du Sud et au Botswana en novembre. La cheffe scientifique de l’OMS, la docteure Soumya Swaminathan, qui a également participé à la conférence de presse hier, a affirmé que les premières données d’Afrique du Sud avaient montré que les hospitalisations restaient moins nombreuses que pendant les précédentes vagues liées à Delta. Et le nombre des personnes hospitalisées ayant besoin d’oxygène ou de soins intensifs est inférieur.

Soumya Swaminathan a toutefois estimé qu’il était « encore trop tôt pour conclure qu’il s’agit d’un variant modéré ». « Nous n’en sommes qu’au début. À mesure qu’Omicron se répand, il va toucher le monde entier, les personnes non vaccinées, les personnes âgées. Nous verrons alors s’il est aussi bénin chez ces personnes », a-t-elle averti.

La vraie crainte est de voir ce variant « submerger les systèmes de santé » et provoquer par conséquent de nombreux décès. Depuis le début de la pandémie, plus de 5,3 millions de personnes ont perdu la vie dans le monde, selon les données officielles des chercheurs de l’université américaine Johns Hopkins.

Latest Articles

TELEPHONIE : Mauritius Telecom offre un nouveau souffle aux PME à travers une panoplie de produits

Nous ne cesserons de le répéter : en matière d’innovation et de créativité, Mauritius Telecom devance de loin ses concurrents dans le paysage...

COVID -19 : Sa femme décédée il y a une semaine, un habitant de Sainte Croix a rendu l’âme hier

Triste période pour une famille de Sainte Croix. C’est le cas de la dire. Car, une semaine après...

COVID -19 : Un nourrisson de trois semaines a rendu l’ame au Qatar

Au Qatar, un nourrisson de trois semaines est décédé au Qatar des conséquences d’une «infection grave» due à...

COVID -19 : Covid-19. Des cas d’Omicron détectés près de Macao, les commerces baissent le rideau

La ville de Zhuhai, dans le sud-est de la Chine près de Macao a détecté au moins sept cas de contaminations au...