Monday, November 29, 2021
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COVID -19 : Il y a un an paraissait un mystérieux virus en Chine

Le 26 janvier 2020, au début de la pandémie, des membres du personnel médical portant des vêtements de protection pour aider à stopper la propagation du nouveau coronavirus accompagnaient un patient dans un hôpital de Wuhan, dans la province centrale chinoise du Hubei.

Il était impensable d’imaginer quelle ampleur allait prendre cette étrange pneumonie

Le 17 novembre 2019, une première personne commençait à souffrir d’une mystérieuse pneumonie à Wuhan, en Chine. Deux ans plus tard, cette infection qui soulevait alors peu d’inquiétudes a tué 5 millions de personnes et changé le monde à jamais.

« Jamais on n’aurait pu imaginer que ça prendrait cette ampleur ! Je m’attendais plus à ce que ce soit du même ordre que le SRAS ou du H1N1, donc une pandémie qui nécessite certaines mesures, mais pas une crise sanitaire mondiale qui a chamboulé nos existences, nos habitudes et qui va durablement avoir un impact », explique le Dr Amir Khadir, infectiologue et microbiologiste.

Comme lui, de nombreux spécialistes québécois ont appris à travers les médias l’existence d’une « mystérieuse pneumonie » qui touchait une cinquantaine de personnes à Wuhan, en Chine, vers le mois de décembre 2019.

La Chine, inquiète, craignait de revivre l’épidémie de syndrome respiratoire aiguë sévère (SRAS) qui avait fait plusieurs centaines de morts entre 2002 et 2003.

« Risque faible »

En occident, personne ne se doutait que cette infection aurait d’aussi lourdes conséquences. Alors que la Chine annonçait le 20 janvier 2020 près de 200 cas d’infections et trois décès, l’administratrice en chef de la Santé publique du Canada, Theresa Tam, indiquait en parallèle que le risque de propagation de la maladie était « considéré comme faible ».

« On avait quand même bon espoir de s’en sortir sans trop de problèmes, du moins ici au Canada, et ça a été l’erreur. On ne s’est pas mis dans la position où ça pourrait devenir catastrophique », pense Christian Jacob, président de l’Association des microbiologistes du Québec.

Benoît Barbeau, virologue et professeur au département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal, croit aussi que les pays occidentaux ont été trop confiants et trop peu préparés.

« On éteint toujours des feux au lieu de les prévenir », image-t-il.

Durée

Pour Alain Lamarre, virologue et professeur-chercheur à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), rien ne laissait présager que la pandémie durerait, en plus, aussi longtemps.

« Ça restait quand même une possibilité que tout le monde redoutait. Mais on se fiait à ce qui s’était passé avec le premier SRAS et qui s’était éteint tout seul », ajoute-t-il.

Pour lui, comme pour Dr Jacob, il devient de plus en plus clair que le virus est là pour rester.

« On va sûrement être pris avec ça pendant longtemps. Ce virus-là ne disparaitra pas, il est trop répandu dans tous les recoins de la planète et la couverture vaccinale ne pourra pas être suffisamment haute pour protéger l’ensemble de la population mondiale », pense M. Lamarre. DE NOMBREUSES LEÇONS À TIRER  

Après deux années de pandémie, de nombreuses leçons sont à tirer pour éviter qu’une nouvelle catastrophe ne prenne autant d’ampleur et tue autant de personnes, clament plusieurs experts.

« Si les pays occidentaux avaient eu le minimum de décence d’être moins arrogants, moins nombrilistes et s’étaient inspirés de meilleures pratiques mises en œuvre au Japon, en Chine ou en Corée du Sud, nous n’aurions pas eu autant de millions de morts, et probablement qu’on aurait pu juguler la pandémie, qui ne se serait pas étalée sur deux ans », estime l’infectiologue et microbiologiste Amir Khadir.

Plusieurs experts scientifiques, qui suivent depuis près de 24 mois la crise sanitaire, espèrent que cette pandémie a obligé les gouvernements à avoir une prise de conscience, notamment sur l’importance des systèmes de santé adéquatement financés.

Se préparer

Pour le virologue Benoit Barbeau, le Québec et le Canada manquaient clairement de préparation pour faire face à une pandémie de cette envergure.

« On n’avait aucune idée de la façon de réagir si une pandémie de la sorte nous tombait dessus, en plus de ne pas avoir la structure nécessaire pour répondre à la situation ! Si bien que finalement en quelques mois on s’est aperçu qu’on avait des problèmes d’approvisionnement, qu’on ne pouvait pas faire de retraçages et qu’on était dépassé par la situation », déplore M. Barbeau.

Science

Même si de nombreuses lacunes ont été mises en lumière par la pandémie, comme la gestion des CHSLD, le virologue Alain Lamarre se réjouit que le gouvernement ait tout de même pris la majorité de ses décisions en fonction des données scientifiques disponibles, contrairement à de nombreux autres pays partout dans le monde.

« On a quand même eu une approche basée sur la science, et ça a donné des résultats », estime-t-il. 

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