Sunday, October 17, 2021
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COVID -19 : La vaccination obligatoire envisagée aux Etats-Unis

Ni une pluie de cadeaux, ni la peur de tomber gravement malade n’ont réussi à les convaincre de se faire vacciner. Face aux réticences persistantes d’une part importante de la population américaine, de nombreux experts appellent désormais à ce qu’entreprises, institutions et universités mettent en place la mesure la plus efficace à leurs yeux: la vaccination obligatoire contre la COVID-19. 

Les inquiétudes provoquées par l’arrivée du variant Delta aux États-Unis, où il représente actuellement environ 35% des cas et pourrait rapidement devenir dominant, ont relancé le débat.

Dans un pays où les doses de vaccins abondent et où les mesures d’encouragement ont déjà été largement utilisées (jusqu’à des loteries à un million de dollars pour les personnes vaccinées), ces experts estiment qu’il est temps d’aller plus loin.

« Que se passe-t-il quand le monde est en feu? Est-ce qu’on autorise les gens à se tenir là avec de l’essence et des allumettes? », demande, provocateur, Greg Poland, professeur de médecine à la Mayo Clinic.

« Les États-Unis sont fondés sur une culture du +Je+. Donc vous entendez les gens dire, +Quels sont les risques pour moi?+. Vous ne les entendez pas dire, +Quelles seraient les conséquences pour ma famille, mon voisinage, mon quartier?+ à se faire vacciner ou non », pointe-t-il.

Un peu plus de 66% des adultes ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 aux États-Unis. Mais environ 13% déclarent ne pas avoir l’intention de se faire vacciner, et 7% ne prévoir de le faire qu’en cas d’obligation, selon un sondage fin mai de la fondation Kaiser Family.

Or, les spécialistes s’inquiètent de la hausse des cas amorcée dans certains États à faible taux de vaccination. La vaste majorité des décès actuellement recensés sont des personnes non vaccinées.

Secteur privé

Le gouvernement de Joe Biden s’est clairement prononcé contre une obligation vaccinale au niveau fédéral. La question a donc été déléguée aux États et au secteur privé.

La ville de San Francisco a par exemple décidé de l’imposer à ses employés. La banque Morgan Stanley en fera de même. Plus de 500 universités ont annoncé imposer la vaccination à leurs étudiants, selon le magazine spécialisé The Chronicle of Higher Éducation.

Mais le résultat d’une telle mesure peut parfois surprendre. Au Texas, un hôpital de Houston avait instauré une date limite à son personnel. Résultat: 150 personnes ont démissionné ou ont été licenciées. 

Certaines ont en effet estimé cette obligation illégale, arguant que les vaccins n’ont pour le moment été approuvés que dans le cadre d’une procédure d’utilisation d’urgence.

Dans ce cas, « je peux comprendre un certain degré de réticence », dit Greg Poland. Mais « une fois entièrement autorisés, cette réserve disparaît ».

Pfizer et Moderna ont tous deux déposé une demande d’autorisation complète, qu’ils devraient recevoir bientôt.

Liberté personnelle

« Lorsque les États-Unis combattaient la variole il y a longtemps, il a fallu une obligation pour qu’assez de gens soient vaccinés », a écrit mardi dans un éditorial du New York Times Aaron Carroll, expert sanitaire à l’université d’Indiana.

« Quasiment toutes les maladies infectieuses majeures — rougeole, oreillons, rubéole, coqueluche, diphtérie… — ont été contrôlées grâce à des vaccins obligatoires à l’école », rappelle-t-il. « Mais, ce processus peut prendre des décennies. La COVID-19 est vraiment une urgence. »

Le contre-argument généralement avancé est celui de la liberté personnelle. En son nom, plusieurs États aux gouverneurs républicains, dont le Texas et la Floride, ont interdit aux agences gouvernementales et aux entreprises d’exiger des preuves de vaccination.

Mais pour Lawrence Gostin, professeur à l’université de Georgetown, « l’idée de liberté comme un argument contre le passeport vaccinal est tout simplement totalement inappropriée ».

« Tout le monde a le droit de prendre des décisions pour sa propre santé mais cela ne veut pas dire qu’ils ont le droit d’aller, non vaccinés, dans un endroit bondé, car ils pourraient transmettre une infection parfois mortelle », juge-t-il.

Certaines personnes sont particulièrement à risque, comme les patients immunodéprimés, qui sont entre 10 et 20 millions aux États-Unis. Chez eux, les vaccins sont beaucoup moins efficaces.

Des exceptions à l’obligation pourraient être garanties, par exemple, aux gens susceptibles de faire des réactions allergiques aux vaccins.

« Je ne pense pas qu’il faille envoyer la police et forcer à une injection » des gens isolés, vivant seuls, n’allant pas au bureau, dit Greg Poland. « Mais si vous voulez rejoindre l’armée, prendre soin de patients, alors je pense qu’il est assez juste qu’un certain nombre d’organisations disent, +Si vous n’êtes pas vaccinés, on ne vous embauchera pas, ou on vous licenciera+. »

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