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Covid-19. « L’hécatombe ne s’est pas produite » : après la vague Omicron, l’Afrique du sud respire | Est Presse
Friday, February 23, 2024
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Covid-19. « L’hécatombe ne s’est pas produite » : après la vague Omicron, l’Afrique du sud respire

Jinal Bhiman, chercheuse à l’Institut sud-africain des maladies infectieuses (NICD), a été la première à analyser le génome du nouveau variant. © Valérie Hirsch

Moins de deux mois après la découverte du variant en Afrique du Sud, la plupart des mesures de confinement ont été supprimées et la quarantaine, allégée.

La quatrième vague de Covid-19 provoquée par Omicron, découvert en Afrique du Sud le 25 novembre, marque une forte décrue, même si le nombre de nouvelles infections, après être retombé de 25 000 à 3 000 par jour, est remonté à 11 100 le 5 janvier, après les fêtes de fin d’année.

Le nouveau variant a fait bien moins de dégâts que ce qui avait été craint.

Selon une étude pré publiée fin décembre dans The Lancet, seulement 5 % des personnes infectées ont été hospitalisées, dont 29 % pour des symptômes sévères (difficulté à respirer). Si l’on tient compte de la surmortalité sud-africaine, meilleur indicateur de l’impact du Covid-19, le nombre de morts par semaine était de 3 000 maximum pendant la vague Omicron, contre 10 000 pendant la vague Delta et 16 000 pendant la vague Beta.

Malgré un taux de vaccination très bas

Un homme vacciné directement dans sa voiture à Pretoria en Afrique du Sud, le 15 décembre 2021. © EPA-EFE

Nous avons eu beaucoup moins de morts que pour les vagues précédentes , ajoute Caroline Maslo, une infectiologue française, membre de la direction du groupe Netcare qui gère 49 hôpitaux privés dans le pays. Alors que seulement 27 % des Sud-Africains sont pleinement vaccinés, on craignait une hécatombe. Elle ne s’est pas produite ».

Le gouvernement sud-africain s’était contenté de maintenir, sans les renforcer, des mesures de restriction sanitaires limitées, en place depuis octobre (fermeture des lieux publics à 23 heures, couvre-feu de minuit à 4 heures du matin, limitation des funérailles à 100 personnes, etc.), et les a presque toutes levées le 30 décembre.

Des mesures sanitaires sans « aucun impact »

La quarantaine n’est plus imposée en cas de contact avec une personne infectée et pour les personnes asymptomatiques. Les résultats interviennent souvent trop tard, alors que la durée d’incubation, pendant laquelle la personne infectée est la plus contagieuse, est plus courte avec l’Omicron (environ trois jours, au lieu de cinq).

Le dépistage des cas légers de Covid-19, l’isolement des cas et la mise en quarantaine des contacts n’ont eu aucun impact sur l’épidémie​, estime le gouvernement de la province du Cap. Nous ne pouvons pas continuer à paralyser le système de santé et l’économie avec ce qui ne fonctionne pas ».

Une vague atténuée par l’été

L’Afrique du Sud demeure néanmoins le pays africain le plus endeuillé, avec une surmortalité de 286 000 personnes pour 59 millions d’habitants, depuis le début de la pandémie. Et elle a rencontré Omicron alors qu’elle est en plein été austral, saison moins favorable au Covid-19, avec en outre une moyenne d’âge de sa population de 27,6 ans, contre par exemple 40,9 ans en France. 

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