Thursday, May 19, 2022
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L’huître creuse, une piste de recherche inédite et porteuse d’espoir pour la lutte contre le cancer

À Brest, en France dans le Finistère, une chercheuse a identifié chez l’huître creuse un comportement en tout point similaire à celui des cellules cancéreuses. En comprenant mieux « l’effet Warburg », la médecine pourrait développer des traitements plus ciblés pour lutter contre le cancer.

À première vue, bien peu de choses rapprochent l’homme de l’huître creuse. Et pourtant, le comportement de ce mollusque pourrait bien éclairer la science sur le développement des cellules cancéreuses, qui reste la première cause de mortalité prématurée en France. En 2014, dans le cadre de ses recherches sur les coquillages, la biochimiste Charlotte Corporeau, rattachée à l’Ifremer (l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) à Brest (Finistère), avait été interpellée par un mécanisme auquel recourt l’huître creuse : « Ce comportement était en tout point similaire à celui des cellules cancéreuses chez l’homme, ​décrit la chercheuse. Ça a fait tilt. J’ai directement pensé à l’effet Warburg. » C’est ainsi que l’on nomme le phénomène responsable de la croissance du cancer chez les humains.

À cause de l’effet Warburg, les cellules cancéreuses sont en quelque sorte « dopées ». Toute leur énergie part dans la production de nouvelles protéines, les cellules se multiplient, et elles acquièrent une résistance aux traitements. Jusqu’à présent, on ne parvient pas à neutraliser ce phénomène et de nombreux cancers restent incurables .

Un pouvoir étonnant

Revenons à l’huître. Elle recourt donc à l’effet Warburg, mais à l’inverse de l’homme, elle n’en est pas victime, bien au contraire. « Elle est capable de le contrôler ! Elle l’active et le désactive en fonction de son environnement. C’est une découverte fascinante ! »​, s’enthousiasme Charlotte Corporeau.

À l’Ifremer, la chercheuse a creusé cette piste, avec pour premier défi d’identifier les causes du déclenchement de ce mécanisme chez le mollusque. Elle a pour cela implanté des micro-capteurs dans un échantillon d’huîtres creuses, et étudié les résultats. « Ça a été long et complexe, mais je pense avoir trouvé la condition. »​

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