Tuesday, May 17, 2022
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De nouveaux outils pour le grand ménage dans les avions

Rayons UV, revêtements spéciaux, aspersion de nuages de désinfectants, traitements thermiques: l’effet dévastateur de la COVID-19 sur le transport aérien a au moins un effet bénéfique, celui d’accélérer les recherches pour faire de l’avion une bulle sanitaire.

Face à un trafic aérien qui s’est effondré et les craintes d’un effet à long terme sur des passagers refroidis par la propagation galopante du virus, Boeing et Airbus ont tous deux rapidement mis sur pied des cellules de crise.

Objectif numéro un pour les deux géants de l’aéronautique: regagner «la confiance» du passager alors que la recrudescence du virus continue à peser très lourdement sur le secteur qui anticipe une baisse du trafic aérien de plus de moitié en 2020 par rapport à 2019.

La plupart des compagnies ont quant à elles déjà renforcé les opérations de nettoyage et de désinfection des appareils et certaines décontaminent régulièrement les cabines par aspersion d’un virucide qui reste actif pendant plusieurs jours. Leur association, l’IATA, assure que le risque de contracter le virus à bord est extrêmement faible.

Boeing, qui a lancé un programme «Confident travel initiative» (Initiative pour la confiance des voyageurs), vient de présenter un système portatif à rayons ultra-violets permettant de désinfecter la cabine, le cockpit, les toilettes et les coins cuisine, théoriquement en un quart d’heure, entre deux vols. Il espère le commercialiser à la fin de l’année.

Contraintes de temps

Ce procédé répond notamment à la «contrainte de temps» pour assurer une rotation rapide de l’avion, a commenté Kevin Callahan, technicien chargé du programme UV chez Boeing.

Outre cette technique de neutralisation du virus par UV, d’autres sont à l’étude chez les deux avionneurs comme l’aspersion sous forme de nuage de produits chimiques, l’utilisation de revêtements spéciaux, l’eau oxygénée sous forme gazeuse, la désinfection thermique en faisant monter la température de la cabine à 60 degrés ou encore l’ionisation de l’air.

Et à l’instar des attentats du 11-Septembre qui ont fait progresser les normes de sûreté dans le secteur de l’aviation, la crise de la COVID-19 pourrait jouer ce même rôle d’aiguillon sur le plan sanitaire.
Même si les critères de sécurité sanitaire à bord des avions sont déjà «très élevés», un nouveau standard pourrait émerger de cette crise, explique à l’AFP Jean-Brice Dumont, vice-président exécutif de l’ingénierie chez Airbus.

Diverses techniques sont testées en parallèle car les contraintes sont multiples: dangerosité pour l’opérateur ou pour le passager, acceptation dans tous les pays du monde, temps d’application entre deux vols, risques de détérioration des surfaces…

Si par exemple la technique de la décontamination thermique a les faveurs du constructeur européen, elle a l’inconvénient de prendre beaucoup de temps.

«Une autre dimension est psychologique», souligne Bruno Fargeon qui pilote pour Airbus le programme «Keep trust in air travel» (garder confiance dans le transport aérien).

La lingette, l’arme supreme

«Plus on est en contrôle mieux c’est», dit-il à l’AFP. En clair, le passager sera plus rassuré en passant lui-même une lingette désinfectante sur les éléments avec lesquels il sera en contact.

Les épidémies du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003 et d’Ebola ont déjà contribué à renforcer les règles de sécurité sanitaire. Le système de ventilation des cabines avait été optimisé après celle du SRAS. L’air qui circule est filtré et renouvelé complètement toutes les deux à trois minutes.

Plus récemment, la prolifération des punaises de lits, un insecte très voyageur, a conduit à la définition d’une procédure de décontamination en profondeur des cabines. Mais elle est assez lourde car elle exige de retirer certains éléments.

Une autre piste pour chasser les virus ou les bactéries des cabines est l’utilisation de revêtements spéciaux qui les neutralisent.
Par ailleurs, le «sans contact», déjà utilisé pour la distribution d’eau et de savon, et de plus en plus répandu dans les aéroports pour les procédures d’enregistrement et d’embarquement, constitue une autre solution pour stopper la transmission du virus.
«On cherche la méthode la plus optimisée car elles ont toutes des effets secondaires (…) Toute méthode a ses forces et faiblesses», prévient M. Dumont.

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